Johnny tu m'as fait mal

Johnny était un malin il avait effectivement une associée sa Laetitia! Elle vivait dans une cabane dans les arbres et de là surveillait la canopée de la touffe. Johnny était intarissable sur sa Laetitia, des heures durant il s'épanchait sur l'histoire de sa femme qui depuis tout petite avait un rêve, être architecte! Dés son plus jeune age quand sa maman Sylvie venait lui raconter une histoire avant de s'endormir, elle lui disait:
-Maman Maman raconte moi l'histoire des 3 petits cochons!
-Encore mais ça fait 1,618 fois que je te la raconte (seuls les initiés comprendrons!)
-Oui mais Maman je ne suis suis plus sûr si le deuxième petit cochon à penser au vide sanitaire, à renforcer les fondations et à isoler les combles pour le crédit d’impôt en économie d'énergie!
-Ben!!!....sa maman était tellement interloquée qu'elle reprenait inlassablement cette fameuse histoire.
Lætitia avait exaucé son rêve, elle était devenue architecte pour Maison Phénix, un boulot à dessiner des cubes pour des gens dont la seule question prioritaire était la place du nain de jardin, de la niche du chien et de l'arrosage automatique dans les plans architecturaux !
Jusqu'à ce jour terrible où pris d'un accès de colère terrible Lætitia n'en pouvant plus enfourna un nain de jardin dans le cul du chien des clients, en criant « à la niche maintenant »
Après un licenciement immédiat Lætitia partie passer quelques jours de vacances à Gloucester dans l'ouest de l'Angleterre pour la fête annuelle du légume bio.
C'est là que Johnny y avait rencontré sa Lætitia.Ce jour là était un jour comme les autres à Gloucester puisqu'il pleuvait des hallebardes de garde Suisse. Johnny y vendait sa production de légumes biodynamiques. C'était comment nourrir le sol grâce à des "forces cosmiques"! un système de production agricole issu du courant ésotérique de l'anthroposophie (Vous ne comprenez rien, moi non plus vu que je n'ai fait que recopier le passage sur la biodynamie dans Wikipedia!)
« Aubergines,courges et courgettes en fêtes » c'était le slogan du stand de notre Johnny ! Lætitia était venue lui acheter quelques kilos de chacun de ses produits.
-Vous allez les cuisiner Mam'zelle demanda Johnny tout en gardant son mégot à la commissure des ses lèvres !!
-Oui demain soir je reçois des amis de France et je vais faire un gratin de courgettes, des aubergines à la parmesanne et quelques Falafels pour finir !(que tous ceux qui s'imaginent quoi que ce soit sur ce passage se calment immédiatement, car comme dit le proverbe « un jour à Gloucester ou un jour en enfer »)
-Vous me mettez la courge à la bouche Mam'zelle (vieille expression Anglaise aujourd'hui disparue)
-Vous aimez ça aussi ?
-J'adore cela nom d'une pipe en Boulghour!(vieille expression anglaise aussi).

(A ce moment là cher lecteur je suis obligé d'interrompre quelques secondes mon texte afin de respirer,de tenter de me remettre de ce moment de souffrances personnelles, j'ai sérieusement mal au ventre!!)
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(Ouf ça y est j'ai vomi, je peux reprendre, et je tiens à vous préciser que ce passage est entièrement vrai!!!)
Mais c'est le soir que tout se noua ! Une soirée Country était organisée et dans un mouvement de battement d'aile chorégraphié au son du célèbre tube "One leg, two legs it's time to dance",les deux colibris se rapprochèrent.
Soirée quinoas et philo, randonnées du tofu dans les montagnes de Gloucester, des débats sur l'avenir du soja en Afrique subsaharienne, pour savoir si Pierre Rabhi va t'il enfin s'acheter une chemise au 21ème siècle, les activités de nos colibris étaient variées.

-Mais Johnny comment tu as rejoint l'Indonésie et Bukit Lawang
-Une erreur mon p'tit gars (j'adore quand on m'appelle petit gars!)
-Mais encore? Si grave pour finir ici?
-J'ai oublié un jour de préparer la silice de corne, la pulvérisation de lumière, celle qui est censée améliorer le "métabolisme de la lumière et mes courgettes sont devenues aussi grosses que des maïs OGM.
-Ah et ça fait mal?
-Là tu te moques?
-Non si peu!
Johnny commençait à pleurer,
-Je n'en peux plus de ce bled pourri, des touristes à la con qui viennent voir 3 Orangs Outans et qui fatiguent au bout de quelques minutes de ballades.
-Je vois très bien ce dont tu parles cher Johnny!
- Moi je rêvais de vivre à Londres, au cœur de la City, je voulais être un trader, faire des millions, rouler en Porsche, avoir des bombasses blondes à gros nichons à mes bras, faire du bling bling dans les boites de nuit, danser toute la nuit, piquer du fric aux petits épargnants, voyager à travers le monde en jet privé, me saouler au champagne Jacquesson cuvée 1992 (vous pourrez remarquer chers lecteurs un signe de manque déjà perceptible chez l'auteur), me gaver de caviar, dormir dans des palaces et plus dans des cabanes en bois toutes humides, bouffer ce que je veux et quand je veux, me font tous chier avec leur tofu à la con, ça pue et ça un gout de plastique. Ils me disent tous, "na na na t'as jamais mangé du vrai tofu c'est pour ça que tu critiques". 
-Mes couilles oui, tu sais ou je leur fout leur tofu de merde.
-Heu non? (là je crois que j'ai merdé sur la réponse!)
-Dans leur cul et en plus enroulé dans des graines de quinoa comme ça ça leur fera des démangeaisons anales!!!
-Moi ce que je voulais c'est la vie, la vraie quoi!!
-Hum Hum (oui je reconnais l'intelligence limitée de ma réponse à ce moment là mais parfois la surprise vous coupe le sifflet!!)
Pendant que Johnny me racontait son étrange histoire, nos Orangs Outans nous observaient l'air sceptique. Ils étaient là autour de nous, une famille au complet, père, mère et jeune. Maintenant au plus prés, je m’apprête à dégainer mon appareil photo quand dans une incroyable pirouette le plus jeune des Orangs Outangs s'en empara et se mit à mitrailler l'ensemble de sa famille dans de grands éclats de rire. Il sautait d'arbre en arbres appuyant frénétiquement sur le déclencheur, jusqu'à finir toute la pellicule! Vous comprenez maintenant la raison de la piètre qualité des photos!
-Johnny je crois que je vais avoir des selfies d'Orang Outans.
Mais Johnny ne me répondait plus, il était déjà parti.
Prés de moi un mot, "Suis le nord et c'est tout droit" Et comment j'allais savoir ou était le nord. Moi je connais le bistrot du marché, le restaurant Halles et manger au fond en rentrant par la porte de droite, l'épi d'Or, Monoprix et parfois la poste centrale, je ne sais pas où est le nord, pas plus que le sud et tous ses collègues!!
Johnny tu m'as fait mal, je suis perdu.

Chers lecteurs, faut il continuer ce texte ou Johnny commence à vous retirer l'Envie de lire, j'attends vos avis!

Marché de Bukit Lawang

Marché de Bukit Lawang

Ne pas se laisser abattre1

Ne pas se laisser abattre 2






Commentaires

  1. Oui il le faut que Johnny nous narre ses aventures avant qu'il ne laisse le gros K l'emporter tandis que sa Laeti d'amour rendra toutes les larmes de son corps. Oui je veux une fois encore me laisser envouter par ses profondes réflexions sur l'allumage de feu "car tout change et tout casse et tout passe et tout lasse; le désir, le plaisir se diluent dans l'espace; et tu n'auras plus rien"

    hari baik untukmu Titi

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    1. Je retiens la nuit pour garder le jour et ne pas être dans le nouar qui est nouar

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  2. "Oeuf corse" il faut continuer ton récit !

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  3. Tu es grande forme Teuteu. A quand un livre ? Tu pourrai faire un concours de ventes avec un célèbre octogénaire spécialiste mondial des vers de terre. Sinon pour les piments je passe mon tour et je me contente de ton bien modeste (enfin raisonnable !) repas avec une Bintang (hummmm !!!) et un café.. Tu es fan de Boris Vian ? Fais moi mal Johnny !!! / Eric

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  4. On va t'introduire chez Actes Sud. Nous aussi on partage ta Bintang , pas tes aventures dans la touffe... Courage Lolo il va s'en sortir. Bisous MM

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