4 Jours de pluie entrebâilles par quelques portes ouvertes vers le soleil. Mon bungalow face à la mer ressemble fortement à l'enfer de Dante ! Une partie du monde envahie par les eaux et en plus pour moi la divine comédie s'additionne à un monde de suprêmes souffles éoliens.
Lucifer a du chuter de sa force maléfique sur cette petite île que j'avais eu le démon de choisir pour profiter de la plage.
Mon sac est prêt je fous le camp, je mets les voiles, je me tire ailleurs sans faire feu. Mes affaires puent l'humidité, j'ai l'impression d’être une champignonnière vivante, des odeurs de sous bois et de feuilles mortes émanent de mes fringues. Si au moins j'étais un cèpe, je pourrais me manger ! Tel Hannibal Lecter je me ferais cuire dans un accompagnement des plus fins et me dégusterai accompagné d'un grand vin que j'aurais pris le temps de choisir.
Pour accompagner ma fuite une pluie battante ne cesse de frapper mes os. J'ai l'impression qu'elle m'a pris en proie, elle tombe de manière très changeante, parfois telle un rideau de pluie, et parfois elle s'écarte laissant place à de plus petites gouttelettes dansants entre les respirations de la nature capricieuse.Son bruit lui même promène des chants antonymes. Tantôt métallique, tantôt chaotique, tantôt semblant épouser les formes d'un ciel, ignorant à quel maux se vouer.
Je pars et mon bateau me propulse vers un avenir plus radieux. Mais rien n'est fini il me faut encore attendre ce bus qui m'expulsera de la montagne du purgatoire et Ranong en a tous les atours. Cette ville de province parle la Thaïlande comme je parle le voyage.
10 heures de transport et mon corps est trempé. De la tête aux pieds ce n'est qu'humidité. Comme souvent en Thaïlande le chauffeur est un fou de climatisation qu'il nous balance comme si sa vie en dépendait. Je vais crever d'une apoplexie généralisée, mon corps va se raidir tel une stalagmite et ne plus jamais revenir à son état normal. On me retrouvera dans ce bus tel une momie voyageuse. Si l'enfer est peuplé de rivières de feu et de glace alors elles se sont unies dans mes entrailles.
J'ai envie d'un bain chaud, d'un lit dans un palace, d'une bonne bouteille, de bouffer des pops corns dans un multiplexe devant un film américain tout pourri. Je crois que la fièvre envahit mon corps, j'ai comme envie de pleurer, je me demande pourquoi s'infliger tant de souffrances gratuites alors que la terre m'offre tant de lait et de miel.
Mon moral est tel l' apocalypse de St Paul de Tarse et mon orgueil à la racine de ces moments.
6 heures du matin et Bangkok se réveille en regardant les moines à la quête de leurs offrandes matutinales. Quand je pense qu'ils sont devenus obèses d'avoir bouffé des offrandes sucrées, je me dis que la religion est bien le Mac Do du peuple (pour paraphraser Karl)
Doucement je réchauffe mes os à la moiteur aurorale.
Bangkok est le placebo qui unit mon esprit à mon corps, quelques heures suffisent pour passer de l'enfer au paradis. Bangkok est mon Ithaque Homérienne.ue tantôt chaotique, tantôt semblant épouser les formes d'un ciel ignorant à quel maux se vouer.
Je pars et mon bateau me propulse vers un avenir plus radieux. Mais rien n'est fini il me faut encore attendre ce bus qui m'expulsera de la montagne du purgatoire et Ranong en a tous les atours. Cette ville de province parle la Thaïlande comme je parle le voyage.
10 heures de transport et mon corps est trempé. De la tête aux pieds ce n'est qu'humidité. Comme souvent en Thaïlande le chauffeur est un fou de climatisation qu'il nous balance comme si sa vie en dépendait. Je vais crever d'une apoplexie généralisée, mon corps va se raidir tel une stalagmite et ne plus jamais revenir à son état normal. On me retrouvera dans ce bus tel une momie voyageuse. Si l'enfer est peuplé de rivières de feu et de glace alors elles se sont unies dans mes entrailles.
J'ai envie d'un bain chaud, d'un lit dans un palace, d'une bonne bouteille, de bouffer des pops corns dans un multiplexe devant un film américain tout pourri. Je crois que la fièvre envahit mon corps, j'ai comme envie de pleurer, je me demande pourquoi s'infliger tant de souffrances gratuites alors que la terre m'offre tant de lait et de miel.
Mon moral est tel l' apocalypse de St Paul de Tarse et mon orgueil à la racine de ces moments.
6 heures du matin et Bangkok se réveille en regardant les moines à la quête de leurs offrandes matutinales. Quand je pense qu'ils sont devenus obèses d'avoir bouffé des offrandes sucrées, je me dis que la religion est bien le Mac Do du peuple (pour paraphraser Karl)
Doucement je réchauffe mes os à la moiteur aurorale.
Bangkok est le placebo qui unit mon esprit à mon corps, quelques heures suffisent pour passer de l'enfer au paradis. Bangkok est mon Ithaque Homérienne.
Certains d'entre vous vont le remarquer ce texte emprunte volontairement un peu à l'Odyssée d'Homère et beaucoup de concepts à La Divine Comédie de Dante qui est un livre qui m'a toujours marqué et troublé à la fois. Même si comme beaucoup de béotiens je n'ai pas toujours tout compris.
Lucifer a du chuter de sa force maléfique sur cette petite île que j'avais eu le démon de choisir pour profiter de la plage.
Mon sac est prêt je fous le camp, je mets les voiles, je me tire ailleurs sans faire feu. Mes affaires puent l'humidité, j'ai l'impression d’être une champignonnière vivante, des odeurs de sous bois et de feuilles mortes émanent de mes fringues. Si au moins j'étais un cèpe, je pourrais me manger ! Tel Hannibal Lecter je me ferais cuire dans un accompagnement des plus fins et me dégusterai accompagné d'un grand vin que j'aurais pris le temps de choisir.
Pour accompagner ma fuite une pluie battante ne cesse de frapper mes os. J'ai l'impression qu'elle m'a pris en proie, elle tombe de manière très changeante, parfois telle un rideau de pluie, et parfois elle s'écarte laissant place à de plus petites gouttelettes dansants entre les respirations de la nature capricieuse.Son bruit lui même promène des chants antonymes. Tantôt métallique, tantôt chaotique, tantôt semblant épouser les formes d'un ciel, ignorant à quel maux se vouer.
Je pars et mon bateau me propulse vers un avenir plus radieux. Mais rien n'est fini il me faut encore attendre ce bus qui m'expulsera de la montagne du purgatoire et Ranong en a tous les atours. Cette ville de province parle la Thaïlande comme je parle le voyage.
10 heures de transport et mon corps est trempé. De la tête aux pieds ce n'est qu'humidité. Comme souvent en Thaïlande le chauffeur est un fou de climatisation qu'il nous balance comme si sa vie en dépendait. Je vais crever d'une apoplexie généralisée, mon corps va se raidir tel une stalagmite et ne plus jamais revenir à son état normal. On me retrouvera dans ce bus tel une momie voyageuse. Si l'enfer est peuplé de rivières de feu et de glace alors elles se sont unies dans mes entrailles.
J'ai envie d'un bain chaud, d'un lit dans un palace, d'une bonne bouteille, de bouffer des pops corns dans un multiplexe devant un film américain tout pourri. Je crois que la fièvre envahit mon corps, j'ai comme envie de pleurer, je me demande pourquoi s'infliger tant de souffrances gratuites alors que la terre m'offre tant de lait et de miel.
Mon moral est tel l' apocalypse de St Paul de Tarse et mon orgueil à la racine de ces moments.
6 heures du matin et Bangkok se réveille en regardant les moines à la quête de leurs offrandes matutinales. Quand je pense qu'ils sont devenus obèses d'avoir bouffé des offrandes sucrées, je me dis que la religion est bien le Mac Do du peuple (pour paraphraser Karl)
Doucement je réchauffe mes os à la moiteur aurorale.
Bangkok est le placebo qui unit mon esprit à mon corps, quelques heures suffisent pour passer de l'enfer au paradis. Bangkok est mon Ithaque Homérienne.ue tantôt chaotique, tantôt semblant épouser les formes d'un ciel ignorant à quel maux se vouer.
Je pars et mon bateau me propulse vers un avenir plus radieux. Mais rien n'est fini il me faut encore attendre ce bus qui m'expulsera de la montagne du purgatoire et Ranong en a tous les atours. Cette ville de province parle la Thaïlande comme je parle le voyage.
10 heures de transport et mon corps est trempé. De la tête aux pieds ce n'est qu'humidité. Comme souvent en Thaïlande le chauffeur est un fou de climatisation qu'il nous balance comme si sa vie en dépendait. Je vais crever d'une apoplexie généralisée, mon corps va se raidir tel une stalagmite et ne plus jamais revenir à son état normal. On me retrouvera dans ce bus tel une momie voyageuse. Si l'enfer est peuplé de rivières de feu et de glace alors elles se sont unies dans mes entrailles.
J'ai envie d'un bain chaud, d'un lit dans un palace, d'une bonne bouteille, de bouffer des pops corns dans un multiplexe devant un film américain tout pourri. Je crois que la fièvre envahit mon corps, j'ai comme envie de pleurer, je me demande pourquoi s'infliger tant de souffrances gratuites alors que la terre m'offre tant de lait et de miel.
Mon moral est tel l' apocalypse de St Paul de Tarse et mon orgueil à la racine de ces moments.
6 heures du matin et Bangkok se réveille en regardant les moines à la quête de leurs offrandes matutinales. Quand je pense qu'ils sont devenus obèses d'avoir bouffé des offrandes sucrées, je me dis que la religion est bien le Mac Do du peuple (pour paraphraser Karl)
Doucement je réchauffe mes os à la moiteur aurorale.
Bangkok est le placebo qui unit mon esprit à mon corps, quelques heures suffisent pour passer de l'enfer au paradis. Bangkok est mon Ithaque Homérienne.
Certains d'entre vous vont le remarquer ce texte emprunte volontairement un peu à l'Odyssée d'Homère et beaucoup de concepts à La Divine Comédie de Dante qui est un livre qui m'a toujours marqué et troublé à la fois. Même si comme beaucoup de béotiens je n'ai pas toujours tout compris.
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| Quelques heures de soleil |
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| Retour sous la pluie |
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| Une vraie marée basse |
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| Jeux bouddhistes |
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| Les Beatles se séparent |
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| Les Beatles ne sont plus que 2 |
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| Finalement les Beatles se reforment |
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| Diner de rue à Chiang Rai |








Bref, le climat thaï = le climat normand ! à t'en croire. Te te prends pour un cèpe... ??? J'veux bien un bout de fesse pour mon omelette ! Tu rentres QUAND ? Ton état physique s'aggrave et mental n'en parlons pas. On t'aime tout de même. Monique et Marco
RépondreSupprimeraprès l’Ouzbékistan, soit le 24 Juillet, mais mon mental est le même depuis 54 ans!!!
SupprimerJe sais que tu n'aimes pas trop l'eau vu les cadavres le week end mais bon d'un autre côté la Thaïlande en juin...... Tu as failli m'arracher une larmichette mais j'ai une pensée pour l'itinériste qui doit avoir autant de bras que Shiva en ce moment LOL.
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=VNw9-kXh_zQ
Pauvre Teuteu !
SupprimerC'est vrai qu'il arriverait presque à nous faire pleurer !
L'itineriste